Publié par : merlinbreizh le : 18 juin, 2007
Il semble que mon petit post sur les bretons a été mal perçu par certains. Je m’en excuse. Je n’avais aucune volonté de blesser qui que ce soit, à par moi-même peut-être. J’aime beaucoup ce pays et ses habitants (et tantes), que ce soit clair.
Pour me faire pardonner je propose à ceux que cela intéresse de se procurer un très joli, livre, le plus beau qui soit, à mon humble avis, écrit sur la Bretagne : Mémoires d’un paysan Bas-Breton, de Jean-Marie Déguignet.
Né en 1834, mendiant à 6 ans, issu d’une famille ou on ne savait ni lire et écrire, ni parler le français, il a traverse son siècle comme une épée qui frappe l’eau, comme un petit dom quichotte échoué à Quimper !
“Déguignet apporte une vision décapante de la Bretagne du siècle dernier, mais aussi de l’armée impériale à travers les différentes campagnes de guerre. Son journal, un vrai roman d’aventures, est celui d’un écorché vif mais pas d’un aigri. On ne s’y ennuie jamais. De plus sa vision critique des choses remet en cause beaucoup d’idées reçues. On le lit avec délectation quand il raconte comment le candidat républicain fut élu face au candidat clérical, malgré les manoeuvres de ce dernier qui avait offert à boire et à manger, à volonté, à tous les électeurs de la commune. On le suit avec passion quand il analyse la situation des prolétaires bretons, ou les conditions de l’enseignement « il n’y a aucun livre répondant aux exigences et aux aspirations modernes des écoliers, attendu que ces écoliers demandent qu’il n’y ait plus d’écoles du tout, sinon les écoles où l’on enseignerait les meilleurs moyens de jouir de la vie en ne faisant rien que boire, manger, fumer, chanter, danser, flirter et extravaguer dans l’ignorance, les orgies et la boue ; du sang il ne faut plus en parler, car il n’y en a plus dans les veines de la génération actuelle » écrit-il en 1900. Décidément, en 100 ans les choses n’ont pas changé “
Cet extrait de commentaire du livre de Déguignet a été emprunté ICI. N’ayant pas trouvé le moyen de contacter son auteur, je me permets de le citer sans son autorisation.
19 juin, 2007 à 10:04
Lu ce livre, excellent