Publié par : merlinbreizh le : 21 juin, 2007
Parce que tu me demandes une jolie lettre d’amour ; comme avant.
Avant quoi ? Ma concubine, je t’M, point.
Pas romantique. Non, c’est vrai. Non, ne t’inquiète pas, personne ne lit ces lignes. Et puis quoi ? Rien à cacher. J’ t’M. Chaque jour un peu plus. Bizarrement. Pas besoin de le dire. Pourquoi les filles veulent-elles de la guimauve ? Y a pas de violon, ici. Ni grand orchestre. Pas de mièvrerie pour s’y enivrer. Pas le genre du patron. Sait pas faire. Je l’ai fait ? C’était du marketting, une opération commerciale pour gagner le marché : c’est réussi. Six ans long comme un mercredi au cirque.
C’est terrible ce que je dis ? Non pourtant. Je t’M. Chacun de mes gestes te le dit. Je ne crois plus aux paroles : trop facile, ça cache trop souvent le vide. Du vent. Paravent.
La vérité, c’est d’être là, tous les jours, toutes les nuits, ou presque. Aimer, être aimé ; foutaises. J’aime notre relation, et ce que nous en faisons. J’aime l’arroser tous les matins, j’aime la regarder de loin, quand tu ne me vois pas, j’aime te regarder partir avec ton sac, faire tes petites affaires. J’aime aussi t’avoir entre mes pattes.
Les mots je les connais. Crois-moi : des menteurs, des bons à rien.
Je préfère me taire. L’amour est une pratique ascétique, Point.
Oui, si tous les hommes faisaient d’aussi jolies déclarations, on resterait sagement au coin du feu avec notre tricot…
21 juin, 2007 à 10:57
C’est joliment dit…
Et en plus les lettres ça laisse des traces pour le procès.