le pilori

Archive for the ‘Terre’ Category

Il semble que mon petit post sur les bretons a été mal perçu par certains. Je m’en excuse. Je n’avais aucune volonté de blesser qui que ce soit, à par moi-même peut-être. J’aime beaucoup ce pays et ses habitants (et tantes), que ce soit clair.

Les clés du paradis

Pour me faire pardonner je propose à ceux que cela intéresse de se procurer un très joli, livre, le plus beau qui soit, à mon humble avis, écrit sur la Bretagne : Mémoires d’un paysan Bas-Breton, de Jean-Marie Déguignet.

Né en 1834, mendiant à 6 ans, issu d’une famille ou on ne savait ni lire et écrire, ni parler le français, il a traverse son siècle comme une épée qui frappe l’eau, comme un petit dom quichotte échoué à Quimper !

« Déguignet apporte une vision décapante de la Bretagne du siècle dernier, mais aussi de l’armée impériale à travers les différentes campagnes de guerre. Son journal, un vrai roman d’aventures, est celui d’un écorché vif mais pas d’un aigri. On ne s’y ennuie jamais. De plus sa vision critique des choses remet en cause beaucoup d’idées reçues. On le lit avec délectation quand il raconte comment le candidat républicain fut élu face au candidat clérical, malgré les manoeuvres de ce dernier qui avait offert à boire et à manger, à volonté, à tous les électeurs de la commune. On le suit avec passion quand il analyse la situation des prolétaires bretons, ou les conditions de l’enseignement « il n’y a aucun livre répondant aux exigences et aux aspirations modernes des écoliers, attendu que ces écoliers demandent qu’il n’y ait plus d’écoles du tout, sinon les écoles où l’on enseignerait les meilleurs moyens de jouir de la vie en ne faisant rien que boire, manger, fumer, chanter, danser, flirter et extravaguer dans l’ignorance, les orgies et la boue ; du sang il ne faut plus en parler, car il n’y en a plus dans les veines de la génération actuelle » écrit-il en 1900. Décidément, en 100 ans les choses n’ont pas changé « 

Cet extrait de commentaire du livre de Déguignet a été emprunté ICI. N’ayant pas trouvé le moyen de contacter son auteur, je me permets de le citer sans son autorisation.

Depuis un certain temps déjà, on sait que l’usage des pesticides augmente le risque de développer la maladie de Parkinson.

Une étude récente publiée par des chercheurs de l’université de Bordeaux vient de démontrer que l’utilisation régulière de pesticides augmente de manière significative le risque de développer un cancer du cerveau. Madame (et Monsieur aussi), si vous utilisez du Roundup ou tout autre pesticide sur vos plantes d’intérieur, ce risque peut atteindre + 200% !

A noter qu’une personne qui n’en a jamais utilisé, voit le risque passer à – 29% par rapport à une personne exposée « normalement » à ces composés chimiques.

« Maman ? Si tu pouvais virer tous les pots de confitures de l’appentis au fond du jardin, celui avec le toit en ferrociment (amiante) et où tu entreposes ta sulfateuse (estampillée Rhone-Poulenc), tous tes petits bidons verts (Algoflash ?), tes paquets divers et variés (Roundup, fertilisant), tous ces Antis aux noms de barbares scandinaves :anti-fourmis, anti-moustiques, anti-tout ce qui est vivant dans ton jardin, autre que toi (quoique ?), ce serait bien gentil. D’avance, merci »

P.S. : On vient le week-end prochain, comme convenu au téléphone.

C’est vrai. Le breton est con et prétentieux (souvent) ; et le bigouden est pire (parfois), principalement quand il est sur ses terres. Il fait comme il veut (toujours), il est chez lui (en même temps). Il peut pas pifrer les étrangers à son coin, qu’ont qu’à fermer leur gueule ou dégager.

En même temps, il vote à gauche et le premier maire noir est un élu breton.

Sont fous ces gaulois !

Personnellement, je ne signe jamais de pétition (disons plutôt, rarement), en tout cas jamais sans lire au préalable un peu tout ce que je trouve sur le sujet de la fameuse pétition. Ce qui fait qu’au bout du compte, je signe très peu dans l’année. D’ailleurs, ma signature est retranscrite sur un vieux Post-it collé au mur. Il ne faudrait quand même pas que je vienne à l’oublier.

J’ai cédé.
C’est vrai. Dernièrement, j’ai cédé. J’ai fauté ! Avec une demoiselle blogueuse qui postait pour qu’on signe une pétition du WWF pour sauver des tigres quasi SDF. Pourtant, Saint Joseph sait combien j’aime pas spécialement les descentes de lit, d’autant qu’on peut toujours glisser dessus en se levant les mauvais matins, ceux à pied gauche. J’ai cédé que voulez-vous. Je ne sais pas si je dois le regretter. La jeune blogueuse avait de beaux arguments à présenter pour la défense du monstre.

J’aurais dû me méfier.
Il y avait pour allécher le badaud une sorte de jeu (on les voit fleurir sur les blogs professionnels ces derniers temps, c’est le printemps me direz-vous), ou plutôt une sorte de carotte. Si on signait, on pouvait voir sa photo d’identité ajoutée à une photo mosaïque représentant une grosse tête de Tigre récupérée dans un pot de Nutella géant. Sympa, non ?

La chair est faible ! Telle la Magwann des petits quartiers, je ne résiste pas à l’appel du Nutella.

J’ai signé quand même.
La boulette, quoi. Ca arrive à tout le monde en même temps. J’en fais beaucoup ces derniers temps à ce qu’il paraît.

Résultat : le Tigre m’a dans le nez.
Exactement. Moi le généreux donateur de signature, j’ai ma petite photo, mon petit bout de moi-même, ma seconde de gloire invisible personnelle, avec ID personnel, presque un Happy Fews, sur le tarin de la bête. Oui, le tarin ! Fichus écologistes à la noix de pécan ! Je vous le dit, faudrait jamais signer la tout de suite. Faudrait prendre son temps, réfléchir à deux fois, peser le pour et le contre, comme décris un peu plus haut, et signez, si on le souhaite, en toute conscience.

La prochaine fois, je lâche le chien.
Ca va saigner, c’est moi qui vous le dit. La Thérèse, elle a beau être peureuse, elle aime pas qu’on se foute sa gueule. Ils vont morfler les pétitionneurs de boulevard. Tiens, quand je repense à ce jeune fumier déguisé en blonde à qui j’ai roulé une pelle… Ahrrr ! Ils me dégoûtent ! Sont prêt à tout pour vous faire les poches. Reculent devant rien, les bougres. Si je le retrouve ce faux blonde, je lui pique son tronc. Si.

Ils vous approchent avec le tee-shirt bariolé et le sourire carnassier, c’est tout juste s’ils n’ont pas un ballon pour les gosses, un dentier d’occase pour les vieux. Prêt à tout pour une signature. Signature qui a quelle valeur en réalité quand celui qui a signé veut juste un ballon ou sa gueule en photo dans celle du tigre ?

J’avoue ne pas très bien saisir le but des associations qui pratiquent, non plus l’information de l’électeur, mais le marketing direct à l’attention des consommateurs (de lait en bouteille, d’O.N.G., de produits bio…). Ca a commencé avec Act-Up et Greenpeace. Ils se battent comment au juste, selon quels critères ? Leurs Logos respectifs sont hypes, la notoriété de la marque est à la hausse, sûrement. Ils touchent les CSP +, ceux qui comptent. Il doit y avoir un concours entre O.N.G., je vois que ça. Celui qui a le plus de signatures, le pétitionneur du mois, gagne un voyage au Darfour ?

Que voulez-vous, la culture du résultat est partout. Sarkozy est bel et bien le Président de tous les français.

Suite à un très joli post de l’ami Boronali (comme toujours : le salopard il écrit « rudement » bien !) concernant les incertitudes scientifiques sur l’état du climat, je propose, comme lui, le lien sur un documentaire étonnant qui réfute la thèse de réchauffement du au CO2 produit par l’activité humaine.

N’ayant pas les compétences pour réellement choisir mon camp, je m’en remets à mon sentiment, nourri de mes petites émotion, et vous ?

La grande fraude du réchauffement global

Exposition “respirer mieux demain” parvis de l’hôtel de ville de Paris 31/05/07 au 02/06/07

L’exposition aux pesticides augmenterait le risque de maladie de Parkinson. Jusqu’à 39% en cas d’exposition à des taux élevés, 9% pour une exposition à des taux faibles de pesticides !

Mais rafraîchissez-ma mémoire vacillante, la France n’est-elle pas le pays qui consomme le plus de Roundup* en Europe ?

P.S. : Roundup est un pesticide pour jardin vendu comme inoffensif, mais déjà épinglé pour favoriser un tas de maladies !

Autre réjouissance pour ce petit week-end, saviez-vous que le nombre de cancers avait augmenté de 35% depuis 1978 selon l’Institut de Veille Sanitaire.

La raison unanimement avancée : nous vivons dans un environnement composé de plus en plus en plus en plus en plus de molécules chimiques. Certaines maladies ont ainsi explosées : +354% pour certaines formes de cancer.

Bonne journée !


Changement-climatique.fr

Recommandé par des Influenceurs

Ce petit film d’un ex chercheur dissident de l’INRA s’exprimant sur l’appauvrissement biologique des terres cultivées me parait intéressant. Si quelqu’un passant par ici à un avis divergeant, je l’invite à laisser un commentaire.

Prenez Flickr, auquel on a pris soin d’ajouter GoogleMap
Et voici le résultat. Il n’y a rien à faire, juste regarder la terre tourner au rythme des pix mis en ligne sur Flickr en temps réel (à condition d’y adjoindre les coordonnées géographiques).

(sources : transnets)

FlickrVision

C’est assez hypnotique, un peu comme ces feux de cheminées ou ces aquariums qui se vendent en DVD. Ca n’a guère d’intérêt si ce n’est la sensation de sentir que la planète minuscule palpite sur notre écran.

Après cinq minutes, beaucoup de pix aux USA, en GB, en Allemagne, Japon, Corée, Australie… Pas une seule photo envoyée depuis la France

flickrvision.com/

Sous les pavés, la plage !
La planète se porte mieux ! Est-ce le début d’un monde nouveau ? Beau, agréable, joli ?

Les émissions américaines de dioxide de carbone ont diminué pour la première fois. 1,3% en 2006 malgré une croissance économique avec un PIB (produit intérieur brut) de +5,92%…

(Eh, mais ne serais-je pas pris la main dans le sac, en flagrant délit de « prenage pour un journaliste professionnel » ? Si bien vu les gars)

Dessin à la craie sur un trottoir de Julian Beever

Julian Beever, “Le bassin”

La terre est bleue comme une tomate, et à la limite, ça fout la trouille…

Bon, j’aime pas trop relayer les opérations de lobbying. Il y a un effet GEEK écolo qui ne me plaît pas du tout.

Allez on clique, c’est rigolo. Personne ne lit les argumentaires, encore moins les contre argumentaires qui existent. Tout le monde s’en fout, tout le monde signe : on fait du chiffre, du chiffre, comme la police avec les chiffres de la délinquence. Et ça ne veut plus rien dire.

« Allez ! Ca ira pour cette fois que je vous y reprenne plus  » !


CYBER-PETITION

Recommandé par des Influenceurs

I WANT U

Le mur est là. Droit devant.
Et le train de l’économie mondiale fonce à toute blinde. Les chinois mettent du charbon dans la machine américaine, les indiens vendent leur intelligence informatique. Oui bientôt, grâce à leurs formidables ingénieurs, les indiens nous dirons sans aucun doute possible la date et l’heure exact ou le cheminot chinois nous mettra dans le mur avec son bois brésilien.

Pendant ce temps, les affaires continuent.
L’oncle Sam compte et recompte ses billets verts. C’est chiant, il a beau recompter, c’est jamais le même chiffre. Il y en a de plus en plus, toujours plus, de plus en plus de billets.

Et les européens de s’offusquer, le nez déjà dedans le mur : « Poussez pas derrière ! Vous voyez bien qu’on peut plus avancer ! »

Et les chinois, les belges (mais qu’est-ce qu’ils font là eux ?), les plombiers polonais, les indiens, les philippins, les chiliens, les colombiens, les ouzbeks de rigoler : « Comment ça on peut plus avancer ? bien sur que si, on peut !

Allez donc leur faire comprendre qu’il faut la décroissance.
Eux aussi ils la veulent leur Clio* neuve (pour aller dans le mur avec).

* Renault Clio a obtenu 5 étoiles au test Euro Ncap (crash test), donc même pas mal. Na.

J’ai lu quelque part : mais où ? (trop de livres > trop de placards > trop de pièces > trop d’ordinateurs > trop d’informations : « Trop de » tue l’information !) que les peuples nomades étaient généralement très pacifiques (à part Napoléon qui était nomade aussi, mais plutôt envahissant).

Je me demande s’il n’y aurait pas dans la petite analyse personnelle présentée ci-dessous, un début d’explication rationnelle à l’état actuel de notre planète ?

Au départ, l’homme était nomade.
Par nécessité, il se déplaçait au rythme des troupeaux et au fil des saisons pour trouver les lieux les plus propices à sa survie. L’homme était économe. Il ne pouvait simplement pas se permettre de « s’encombrer » d’un superflu qu’il n’aurait pas pu transporter. De même, il était respectueux des territoires qu’il traversait. Peut-être par manque de temps pour tout saccager diront les mauvaises langues ! Allez savoir. La terre appartenait à tous, c’était un bien commun qu’il ne serait venu à l’idée de personne de confisquer. Du coup, l’homme se sentait partout chez lui. Il était libre.

L’homme, c’est la nature.
On remarque chez tous les peuples nomades un vénération absolue pour la nature qu’ils placent toujours au centre de leur vie, ou plus justement, au-dessus de leur vie. Le fait de se soumettre au lois de la nature (par obligation physique), ou plus sûrement par une acceptation très profonde de ses rythmes biologiques, le nomade a finalement peu d’emprises réelles sur sa vie. Il est dépendant de la nature qui s’impose à lui dans toutes ses décisions. C’est sans doute la raison pour laquelle les peuples nomades ont très peu évolué à travers le temps. Ils ont conservé les mêmes modes de vie, les mêmes rîtes, les mêmes façons de se vêtir, de manger. A croire que leur vie « en chemin » a suffit à donner « un sens » à la vie. Et s’ils sont encore là aujourd’hui, malgré tout, c’est parce que la nature est encore là, peut-être d’ailleurs qu’avec le temps, ils sont devenus la nature. Au même titre que les arbres, l’herbe, la pluie et le vent. (Mais là, je dérape vers la poésie doucereuse)

Les ennuis ont commencé quand l’homme s’est sédentarisé.
Vous allez voir, tout de suite ça fiche les jetons. Et si on ne vivait pas nous même cette vie là, sérieusement on n’en voudrait pas.

Dès qu’il est parvenu à domestiquer les troupeaux, l’homme s’est fixé. Il est entré en compétition avec ses congénères. Il a réquisitionné la terre à son propre « profit ». Son égo s’est trouvé renforcé ; il ne demandait qu’à enfler. Pour garder ce qu’il « possédait », il a installé des clôtures, chercher des querelles à qui se permettait d’entrer sur « ses terres ». Il a construit des maisons toujours plus grandes, toujours plus couteuses à édifier et à entrenir, l’obligeant à « acheter » toujours plus de terre pour gagner sa pitence. Il est devenu cultivateur.

Pour la première fois de son histoire, l’homme a imposé sa loi à la nature.
Il a décidé de ce qui pousserait ou pas sur sa terre, il a défriché, brûlé des forêts pour se faire sa place. Il a modifié profondément la nature, et par conséquent, il a changé le sens et la valeur particulière qu’il lui avait donné. Celle-ci n’était plus « supérieure », elle était, et est encore, un objet. L’homme a tracé des champs, des chemins, des villages, puis des villes.

Le sens de la vie ne tenait plus au chemin parcouru, mais à la perspective de croître sur place, de voir « grossir » son patrimoine.

Ca y est, on y est : bienvenue chez nous !
L’homme est ainsi passé de l’état d’homme LIBRE à celui d’homme avec des ATTACHES. Des racines comme on dit aujourd’hui. Il ne reste plus guère de nomades aujourd’hui. Remarquez qu’ils ont toujours été chassé, repoussé, mal vus, mal considérés, victimes de rumeurs et de racisme partout sur la planète. J’y vois la marque de la colère du terrien enraciné et jaloux de celui qui est demeuré libre…

Allez, cliquez sur cette photo floue si vous en avez le courage !

les nomades mongoles

Pour ceux qui ne l’auraient pas compris : oui, je rêve de vivre dans une yourte. Mais est-ce un rêve (accessible, donc) ? Ou bien un fantasme (inaccessible, donc) ?

Vivre dans un habitat nomade fait peur. Je le sais : j’ai peur !
Pourtant, une maison en « dur » n’est pas un gage de pérénité. Une yourte résistera mieux aux vents violents (300km/h), aux tremblements de terre, et bien entretenue une yourte peut durer 30 ou 40 ans. Donc aucune inquiétude à avoir de ce côté là.

Quel instinct étrange nous pousse donc à nous endetter toute notre vie, à nous priver de choses essentielles (la culture, une nourriture saine, des vêtements respectueux de l’environnement) pour quelque mètres carrés de béton difficiles à chauffer ? alors ? Qui a une réponse valable ?

Y a quelqu’un ?

Non !

Ah, bon…

La décroissance, ça veut dire : penser local, consommer local, lien social. Evidemment, ce n’est pas un chemin facile. Il n’y a plus guère de place pour la voiture, ni pour la caméra numérique, ni pour les touristes…

Et moi je vois rouge !

Oh ! Les écolos ! Arrêtez de partir en week-end à la campagne, bordel de merde !

Highway To Hell

La simplicité volontaire est un courant social regroupant des gens qui choisissent de simplifier leur existence pour favoriser une plus grande qualité de vie. Ils font ces choix pour des raisons fort diverses : endettement, course folle, surconsommation, crise écologique, solidarité sociale, etc.

En quoi la simplicité est-elle liée à l’environnement?
Elle y est liée de plusieurs façons, mais en particulier par la consommation. Chaque bien que l’on acquiert, chaque produit que nous utilisons, chaque litre d’essence que nous consommons, ont tous un impact sur notre capital écologique. Mais la simplicité nous amène en plus à reconsidérer les valeurs de notre société, à remettre en question ce que nous faisons, ainsi que ce que font les entreprises et les gouvernements. Finalement, la simplicité nous aide à trouver le temps pour reprendre contact avec la nature. Sans ce contact, il est facile de l’oublier, de la prendre pour acquis.

Tipee

Clochard
Le vocable « Simplicité Volontaire » est relativement nouveau, mais l’idée existe depuis déjà très longtemps. Il semble qu’il y ait un regain de popularité de ce mode de vie ces dernières années, spécialement dans les pays industrialisés. De nombreux livres sont publiés à ce sujet, et de nouveaux magazines commencent à poindre ici et là. Les médias télévisés et radiophoniques en parlent de plus en plus fréquemment. S’Il s’agit d’un courant marginal, il fait certainement jaser! Pour ce qui est d’être anti-technologie, je crois que le présent site internet est une preuve que ce n’est pas le cas. Cependant, la simplicité volontaire amène bien sûr à réfléchir sur la technologie et à moins l’ériger en machine à tout régler.

cinq effets bénéfiques de la simplicité volontaire sur l’économie :
Tendance vers une activité économique modérée et de subsistance à long terme
Augmentation de l’épargne des ménages offrant de nouveaux capitaux pour l’investissement
Création d’emplois pour assurer la subsistance à long terme
Réduction de la dette des ménages et des nations
Utilisation des ressources pour répondre à des besoins réels

La Charte de La Décroissance

Le projet de la décroissance est la seule alternative possible au développement de la misère et à la destruction de la planète.

La décroissance est un mouvement d’idées et un ensemble de pratiques qui n’appartiennent à personne. La Décroissance entend être au service de cette cause, mais ne prétend pas en être le dépositaire exclusif. Il se veut au contraire un vecteur de débats et de mobilisations pour convaincre les partisans du «développement durable» de leur impasse. Le journal (de la décroissance ndlr) s’adressera par son contenu au plus grand nombre, fort du principe que les choix politiques sont l’affaire de tous. Nous défendrons quelques grands principes qui constituent notre identité et la raison de notre combat. Nous sommes foncièrement humanistes, démocrates et fidèles à des valeurs comme la liberté, l’égalité et la fraternité.

Nous ne croyons pas qu’il faille choisir entre la question écologique et la question sociale, qui sont pour nous intimement liées. La décroissance vise à rendre aux générations futures une planète sur laquelle non seulement il sera encore possible de vivre mais où il fera bon vivre. La décroissance ne propose pas de vivre «moins» mais «mieux», avec «moins de biens et plus de liens».

La décroissance repose sur une autre conception de la société que toutes celles que proposent les autres partis politiques. Elle se fonde sur un autre rapport à l’espace et au temps mais qui n’est qu’une façon de renouer avec une longue histoire de combat contre dominations et aliénations. Nous sommes convaincus que l’émancipation sera l’oeuvre des humains eux-mêmes et au premier chef des plus faibles. Nous croyons en la possibilité de poursuivre l’aventure pour une société plus humaine, loin de toute idéalisation du passé ou des traditions ou d’un ailleurs.

Nous n’avons pas de modèle car nous croyons à la nécessité d’inventer ensemble une société viable et juste. Le journal soutiendra toute initiative de simplicité volontaire mais travaillera aussi à l’articulation de ces initiatives individuelles ou communautaires à la construction d’un projet politique capable de faire rêver. Le journal sera une tribune des débats qui divisent et diviseront toujours ce mouvement. Le journal n’accueillera pas, en revanche, les idéologies qui font de l’humanité elle-même la source des problèmes. Nous combattons tout système productiviste et société de consommation mais nous ne voyons pas dans l’humanité notre adversaire. Nous pensons qu’il est possible et nécessaire de réconcilier le «principe responsabilité» et le «principe espérance».

La Décroissance/Casseurs de pub – 11, place Croix-Pâquet – 69001 LYON

www.ladecroissance.net/?chemin=accueil

+ 4

Posted on: 24 mai, 2007

Plus quatre degrés d’ici 2050
C’est pour l’instant la prévision que nous proposent les scientifiques. Le climat n’appartient à personne, il est un bien humain, volatile, fragile. La plus petite activité humaine l’influence. Il est donc absolument nécessaire d’agir.

Mais agir comment ?
Nous savons que le taux de CO2 grimpe dangereusement et de façon exponentielle. Ce taux suit exactement l’augmentation de la population mondiale et de son niveau de vie. Autrement dit, plus les gens produisent, gagnent de l’argent et consomment, plus le climat se dérègle.

Donc ?…

En général les politiques évitent scrupuleusement cette question car il n’y a qu’une réponse, et cette réponse les terrifie.
Cela signifierait en effet qu’il faut changer diamétralement de stratégie, ne plus penser la croissance industrielle et commerciale comme seule réponse aux problèmes du monde. Mais l’a-t-elle seulement été ? Consommer est-ce cela la Liberté ? Est-on plus heureux avec un écran plat et un home cinéma ? Non. Jamais. Evidemment. Acheter, consommer, posséder n’a jamais été une réponse aux problèmes humains.

Le XXI ème siècle sera spirituel ou ne sera pas.
Nous en sommes exactement là de notre histoire. La terre est malade, malade de notre activité frénétique et irrespectueuse. Cette maladie nous interroge sur le sens de nos actes. La révolution, en balayant la monarchie et la religion a « tué » la spiritualité. Le marchand a pris la place du pouvoir spirituel. La bourgeoisie a instauré le pouvoir de l’argent et de la réussite sociale comme nouveau Dieu. La satisfaction de nos égos, de nos envies, le rejet absolu de toute frustration est devenue le passage obligé pour nous contrôler. Vendre toujours plus, et vendre n’importe quoi. Pour notre bonheur évidemment. Et qu’est-ce que le bonheur ?

Le bonheur, c’est manger des fraises à Noël !
Des fraises à Noël, des tomates en novembre ! Oui c’est possible. Tout est possible. Mais à quel prix ? Et en a-t-on si envie que cela ? Pas si sûr en fait. Tel des souris Pavloviennes, nous répondons aux attentes du marché libéral.

En attendant, le climat part en sucette, et nous regardons ailleurs, comme disait notre ancien Président. Les affaires continuent.

Le climat est entre nos mains

« Le bonheur, c’est pouvoir avoir tout ce qu’on veut ! »

Cette idée enfantine est aujourd’hui la pensée dominante (d’ailleurs elle nous domine !). Elle permet au capitalisme de triompher de nos vies et de nos porte-monnaies. A coup de publicité et de rabais, le marché a réussi à nous faire croire que nous avions le « droit » de tout avoir, quand on veut, où on veut… Et pas cher !

Pour cela, derrière le joli décor du supermarché mondial, des hommes, des femmes, souvent des enfants, paient l’addition.

A El Ejido en Espagne, quatorze mille immigrés dont 40% sont clandestins travaillent dans des « exploitations » agricoles immenses, horribles, inhumaines. Ils y vivent sous des bâches en plastique, sans eau courante ni électricité, dormant sur des palettes. Ils sont asservis, humiliés, volés, pour que nous puissions manger des tomates de très mauvaise qualité toute l’année !

Bon appétit !


Le mot du directeur

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